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 [Traduction] La saga de 1734 - Ann Finnin

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Iridesce
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MessageSujet: [Traduction] La saga de 1734 - Ann Finnin   Dim 7 Aoû - 10:07

in The Forge of Tubal Cain
© Ann Finnin
Traduit/adapté de l’anglais par Athénais


Ayant laissé la tradition gardnérienne derrière nous, il n'y avait rien d'autre à faire que de retourner à la Tradition Américaine pour explorer cette avenue plus avant.

En y regardant de plus près, nous avons découvert que le coeur de la Tradition Américaine était le même Livre des Ombres que celui des Gardnériens. Mais puisqu'on avait dans cette tradition aucun scrupule à altérer les rituels, beaucoup de variations et de pratiques très intéressantes avaient été ajoutées.

Au fil des années, Bill et Helen Mohs avaient fait beaucoup de recherches de leur coté, explorant une grande variété de traditions magiques - herboristerie, Kabbale, Magie cérémonielle, Démonologie. Ils avaient aussi glané un certain nombre d'informations auprès de traditions moins secrètes que celle des Gardnériens. Leur Livre des Ombres, contrairement au Livre gardnérien relativement peu épais, était très volumineux, il contenait des rituels, du folklore, des invocations, des sorts, des ritournelles, des chants, des règles et des conseils que nous n'avions jamais appris d'Ed Fitch.

Très peu de ce matériel était annoté pour en indiquer les sources. Certaines choses étaient de notoriété publique, comme ce qui concernait les herbes, pour d'autres on voyait clairement qu'elles étaient tirées mot pour mot du Livre des Ombres gardnérien ou de livres de magie cérémonielle. Mais nous avons remarqué d'autres choses, des fragments d'une tradition à mystère que nous n'avions jamais rencontrée auparavant, d'étranges enseignements mystiques, indices d'une vision de l'Art très différente de celles que les Gardnériens mettaient en pratique.

Une partie de cette tradition à mystère impliquait de découvrir le nom secret et de communier avec l'aspect sombre ou sage de la Déesse, et ainsi de transcender son propre destin. Ce nom secret était contenu dans un glyphe composé de quatre chiffres : 1, 7, 3 et 4. En résolvant l'énigme de "1734", on pouvait découvrir la nature de cette Déesse et s'assurer de Son aide pour maitriser sa propre destinée spirituelle.

C'est ce secret mystérieux, enterré dans les tréfonds du Livre des Ombres de la Tradition Américaine, qui nous a attirés comme un aimant. Il pointait vers un chemin très différent de tout ce que nous avions vu auparavant, un sentier spirituel fait de dévotion personnelle, de principes philosophiques et d'expériences visionnaires plutôt que de sorts, de rituels de sabbat et de règles dogmatiques.

Alors que nous entreprenions la tache consistant à trier ce méli-mélo de matériel, nous apprimes qu'il y avait, outre les Gardnériens, une autre influence de l'Art aux Etats-Unis. Bill et Helen avaient travaillé avec un homme du Midwest qui avait été actif dans l'Art, à la fois enseignant et écrivain, depuis au moins aussi longtemps que les Gardnériens. Cet étrange matériel mystique que nous avions découvert dans leur Livre des Ombres venait de lui. Son nom était Joseph Wilson.

Joe, un personnage brillant mais iconoclaste, n'était pas reconnu non plus par l'organisation gardnérienne officielle, mais arrivait à très bien fonctionner en dehors de ses cercles, en écrivant des rituels, en envoyant des newsletters et en donnant des cours par correspondance. Dix ans après qu'il ait commencé à correspondre avec Robert Cochrane, Joe avait établi une tradition totalement distincte de celle des Gardnériens, issue de ses propres recherches et de matériel de plusieurs autres groupes britanniques, ainsi que de ses lettres de Cochrane et d'un autre homme de l'Art britannique nommé Norman. Il appelait cet ensemble "1734".

Ed nous présenta à Joe et nous avons commencé à fréquenter les cercles tenus par lui et sa femme, Mara, dans leur maison située dans une communauté sur une montagne proche, appelée Tujunga. Enfin, nous avons découvert d'où venaient tous ces fragments intéressants disséminés dans le Livre des Ombres d'Helen et Bill Mohs. Notre tache à présent, était de les suivre pour remonter jusqu'à leur source. Joe nous apprit qu'il existait d'autres traditions de l'Art issues d'Angleterre approximativement en même temps que la tradition gardnérienne.

Après l'abrogation des lois sur la Sorcellerie en 1951, un certain nombre de gens en Angleterre se prétendant "Sorciers héréditaires" avaient commencé à surgir d'un peu partout, à écrire des livres et des articles. Nous avons découvert que ces gens clamaient appartenir à des familles sorcières qui avaient conservé certaines pratiques de l'Art secrètes, transmises de génération en génération. C'était cette tradition des "familles sorcières" qui était la source de cette mode chez les gourous sorciers douteux - d'abord en Angleterre, puis aux Etats-Unis - consistant à proclamer que leur tradition était héritée de leur grand-mère.

Les capacités psychiques latentes, fréquemment appelées "Don de Seconde Vue" ou "Clairvoyance" se manifestent souvent comme un trait familial. Comme beaucoup de traits de famille, cela saute souvent une génération et se transmet des grands-parents aux petits-enfants, parfois en ne touchant pas du tout les parents. De cette manière, la tradition familiale est transmise à une nouvelle génération. Pour la plupart des gens, la seule manière d'appartenir à l'une de ces traditions familiales est d'y etre né ou de se marier avec l'un de ses membres. Il devint tout à fait clair pour nous que le matériel des lettres de Cochrane reflétait le fait qu'il avait travaillé au sein de l'une de ces traditions héréditaires.

En plus des lettres que Cochrane lui avait envoyées, Joe avait en sa possession une collection d'essais et de lettres parues dans Pentagram, dans lesquels Robert Cochrane et quelqu'un se faisant appeler "Taliesin" prenaient les Gardnériens à parti dans un débat impitoyable concernant l'authenticité de leurs pratiques, et la sagesse douteuse de ceux qui cherchaient à se faire de la publicité dans la presse. Pour la première fois, nous apprenions que tout le monde, de l'autre coté de l'Atlantique, n'était pas convaincu que l'Art gardnérien était la seule et unique vraie voie.

Dans le numéro de Pentagram d'Aout 1965, Cochrane décrit la Sorcellerie Moderne, particulièrement le mouvement gardnérien, comme "des gens civilisés et sophistiqués qui tournent en rond en affectant de se comporter comme de simples paysans... avec à leur tête une déité qui est la plus douce des femmes, tout le monde l'aime." Taliesin dit, avec considérablement moins de tact, dans le numéro de Mars 1965, que la tradition gardnérienne était toute "douceur et lumière, couplées avec du bon amusement bien propre, le tout sous les auspices d'une Tantine Universelle."

Beaucoup de Sorcières Héréditaires dénoncèrent le fait qu'un Gardnérien pouvait apprendre tout ce qu'il y avait à apprendre en quelques mois, passait par trois représentations théâtrales et êtait ainsi qualifié pour diriger un coven. La quête du savoir, maintenaient-ils, était ce qui marquait une véritable "Sorcière", et la tradition gardnérienne en manquait cruellement. Les Gardnériens préféraient rester, selon les termes de Taliesin, "dans la petite maison que Gerald Brousseau Gardner avait construite."

Les origines exactes de la tradition de Gerald Gardner demeurent sujettes à controverse. A cette époque toutefois, ce qui nous intéressait vraiment, c'était d'avoir réalisé qu'il existait des chemins pour devenir un Sorcier ou une Sorcière, qui n'impliquaient pas de devoir se soumettre à l'autocratie gardnérienne locale, ou de tenter sa chance parmi les groupes fallacieux ou quelquefois frauduleux aux styles de vie dysfonctionnels. "1734" était l'un de ces chemins.

1734 avait un charme indéniable, particulièrement pour les Américains, qui ont un penchant pour la rébellion contre l'autorité établie. Depuis la fondation de la hiérarchie de Long Island (ndt: une lignée initiatique gardnérienne aux USA) à la fin des années 60, les Gardnériens s'étaient établis comme le Seul Art Véritable. Dans les années 70, lorsque nous sommes arrivés dans le milieu, la seule manière d'être considéré comme une "vraie" Sorcière était d'obtenir une initiation de cette hiérarchie. Et comme elle ne conférait l'initiation qu'aux personnes qui correspondaient à ses critères et qui acceptaient d'obéir à ses règles, un tas de moutons noirs étaient laissés à la porte.

Il y avait plusieurs moyens pour se sortir de cette situation. L'un des moyens, comme dit plus haut, consistait à lire quelques bouquins, s'inventer une grand-mère, et se poser comme sorcière héréditaire. C'était très facile de faire cela. Vers le milieu des années 70, la quasi totalité du Livre des Ombres gardnérien avait été publiée sous une forme ou une autre. En Angleterre, une version en avait été imprimée sous le nom de Rex Nemorensis dans une publication appelée Earth Religion News, éditée par Herman Slater. Une autre version a été publiée par Llewellyn Books sous le nom "Livre des Ombres de Lady Sheba".

En Angleterre, une personnage haut en couleurs qui s'autoproclamait Roi des Sorcières, Alex Saunders, a fabriqué sa propre version de l'Art - basé sur la version de Gardner mais avec davantage de magie cérémonielle -, appelée la Tradition Alexandrienne. Saunders fit l'objet de différents livres qui décrivaient ses rituels et les connaissances liées à sa tradition de manière assez détaillée pour qu'il ne soit pas difficile d'en déduire le facsimilé d'un coven alexandrien. Certains covens, comme celui de Cincinnati dont Fred et Martha Adler faisaient partie, avaient à la fois un lignage gardnérien et alexandrien, et combinaient les deux traditions. Et bien entendu il y avait des gens qui pouvaient retracer leur lignée jusqu'à Alex en personne, comme Stuart et Janet Farrar, et qui dirigeaient leurs propres groupes.

Des traditions poussèrent comme des champignons à travers le pays, certaines n'étant guère plus que des clones de la tradition gardnérienne. D'autres prirent simplement la structure gardnérienne du cercle, ses lois, ses rituels, en y ajoutant du matériel supplémentaire glané lors de recherches, d'expériences psychiques, ou dans les mythes et folklores de nombreuses cultures, comme l'Egypte, le monde gréco-romain ou celtique.

Toutes ces traditions avaient leurs adhérents sincères, et il ne fallut pas longtemps avant qu'elles ne soient transmises aux générations suivantes. Tant que personne ne embêtait à fouiller trop profondément dans les antécédents du matériel transmis ou des enseignants eux-mêmes, tout se passait bien. Il y avait cependant toujours quelques personnes pour oser remettre en doute la véracité et l'authenticité de ce qu'on leur avait enseigné. Pratiquement à coup sur, ce qu'ils trouvaient avait un rapport avec une version ou une autre du Livre des Ombres gardnérien.

Sauf 1734. Puisque le corpus de textes de 1734 n'avait jamais été publié par une maison d'édition, la seule manière de mettre la main dessus était d'étudier avec quelqu'un qui, en ce temps-là, était en contact avec Joe Wilson. Toutefois, comme le matériel était rarement recopié en citant ses sources, les gens qui en héritaient de leurs initiateurs se sont souvent sentis libres d'en disposer à leur convenance, en ajoutant des choses qu'ils aimaient bien, en retranchant ce qu'ils n'aimaient pas, en annotant les lettres de Cochrane de références intéressantes mais fallacieuses tirées d'autres sources, en fournissant des explications et commentaires variés sur ce que Cochrane voulait vraiment dire dans tel ou tel passage, ou d'autres manières encore de remplumer le matériel reçu avec des choses qui pouvaient être intéressantes et valables, mais n'appartenaient pas au corpus.

Il fut ensuite facile pour les récipiendaires de seconde ou troisième génération, par ignorance ou pour flatter leur égo, de propager l'idée d'une tradition secrète passée de groupe en groupe par un tout petit nombre d'élus. Ce qui signifiait que si vous aviez le privilège de mettre la main sur le Corpus, vous faisiez partie des élus. Le fait que l'organisation gardnérienne officielle ne vous reconnaisse pas importait peu, ni le fait que votre enseignait ait pu commencer à partir de guère plus qu'une grand-mère fantoche et un livre de Lady Sheba. Vous étiez à présent 1734, quoi que cela puisse signifier.

La triste vérité était bien souvent que cela ne signifiait pas grand chose. Le Corpus 1734, aussi informatif et inspirant fut-il, en disait très peu concernant les rituels exploitables. On ne pouvait pas suivre un document écrit comme pour la tradition gardnérienne. La tradition de Cochrane, extrêmement mystique et visionnaire, dépendait beaucoup de l'expérience de la transe et des voyages hors du corps, du genre de ceux qu'enseignent les chamans. Et les choses étant ce qu'elles étaient à l'époque, très peu de gens avaient obtenu ce type d'informations et de formation.

Le matériel de 1734 s'avéra donc assez inutile pour quelque utilisation pratique que ce soit pour la vaste majorité des gens qui se le procurèrent. Joe Wilson l'a commenté ainsi : "Beaucoup d'entre eux, une fois qu'ils ont eu en main le matériel écrit, ont choisi d'ignorer le but et le contexte dans lesquels il fut développé, au lieu de cela ils se sont mis à courir en le couvant comme un secret précieux, en se berçant de l'illusion que s'ils possédaient ces écrits, ils étaient de véritables sorcières."

Conséquemment, la plupart des gens mettaient ces textes dans leur Livre des Ombres et n'en faisaient pas grand chose, sauf réciter quelques invocations, phrases, expressions particulières qu'ils contenaient. La bénédiction fameuse et distinctive "FFF" en est un bon exemple. Cochrane l'utilisait à la fin de ses lettres à Joe. C'était une abréviation pour Flags (Eau), Flax (Air) et Fodder (Terre), et cela équivalait à un voeu pour attirer les bonnes choses de la vie. Ces gens qui étaient 1734 utilisaient souvent cette bénédiction plutôt que le Blessed Be gardnérien, comme un genre de code de reconnaissance, puisque seules les personnes possédant le Corpus savaient ce que cela signifiait. (ndt: à un moment donné j'ai croisé certaines personnes qui utilisaient cette bénédiction FFF, assortie d'un dernier (F) pour Fuck, qui est aussi une bonne chose de la vie :})

Au cours de l'assemblage de leur propre version de 1734, Joe et Mara ajoutèrent quelque chose à la mixture, qui rendit finalement le système entier exploitable. Joe avait passé quelques années à étudier avec un psychologue d'une clinique locale, qui avait aussi une expérience de l'hypnose et de la magie. Cette combinaison se révéla puissante. Joe commença à utiliser des techniques d'hypnose dans ses rituels, particulièrement pour induire la transe et délivrer des suggestions post-hypnotiques.

Ceci plus que tout autre chose, fut la clé qui ouvrit les portes de la tradition. L'induction d'un état altéré de conscience, ou de la transe, est vitale pour tout type de travail chamanique. Mais les recherches menées sur ces états de transe révèlent fréquemment l'utilisation de substances hallucinogènes ou d'autres techniques qui impliquent une menace pour la santé et le bien-être. Ces techniques sont certes très efficaces, mais totalement inappropriées pour une personne qui pratique la magie dans un monde hautement technologique, au sein d'une culture exigeante. Il fallait bien trouver un moyen d'induire une transe assez profonde pour permettre un travail psychique intense et signifiant, et pour permettre ensuite aux gens de prendre quand même leur voiture et de conduire pour rentrer chez eux sans aucun problème une fois le rituel terminé.

L'hypnose faisait parfaitement l'affaire. En utilisant des techniques d'auto-hypnose, les membres du coven pouvaient très facilement s'entrainer à entrer dans des états de transe profonde, et à en sortir rapidement en toute sécurité, sans effets indésirables comme la somnolence. Ensuite, en utilisant les suggestions post-hypnotiques appropriées, on pouvait se remémorer les rêves et les expériences visionnaires clairement, et entrer la fois suivante dans l'état de transe avec beaucoup plus de facilité.

Enfin, nous nous sentions en route sur notre propre chemin.

La troisième et dernière chose que nous avons apprise des Gardnériens fut l'importance du lignage. Bien que nous nous moquions des "Gardnériens de race", nous avons graduellement réalisé que la lignée initiatique véhicule une importance qui va au-delà de qui est "légitime" ou qui ne l'est pas. Une initiation valide marquera l'initié psychiquement en tant que membre d'une tradition particulière, et il importe peu que quiconque au sein de cette tradition l'approuve ou même le sache.

Il semble que les gardiens de l'Autremonde d'une tradition reconnaissent les leurs et les appellent. Les gens attirés par cette tradition répondent à l'appel. Pour une raison quelconque, nous n'étions pas faits pour être Gardnériens. Les gardiens de cette tradition le savaient et nous ont sagement interdit d'y entrer, en plus d'une occasion. En nous redirigeant vers Bill et Helen pour qu'ils nous initient plutôt qu'en nous initiant lui-même, Ed nous avait, d'une manière profonde et fondamentale, alliés au lignage morcelé et obscur de 1734 plutôt qu'à celui, plus organisé et plus orthodoxe, des Gardnériens. C'était un véritable chemin et les gardiens le savaient.

Cela signifie-t'il que quiconque hérite d'un Livre des Ombres contenant le matériel 1734 est automatiquement membre de cette tradition ? Pas nécessairement. Etant donné qu'il n'y a pas d'initiation 1734 standardisée, n'importe quel rituel faisait l'affaire pour amener les gens dans cette tradition. Il n'y avait pas de hiérarchie, et donc aucun moyen de vérifier que l'initiateur était "autorisé" à amener quelqu'un dans cette tradition. Et comme le matériel était dispersé par-ci par-là, hériter du Corpus ne signifiait pas hériter de la tradition qui allait avec. Il y a bien plus, dans toute tradition, qu'une pile de papiers couverts de lignes d'écriture.

Ce n'est pas une manière de dire que toute personne pensant être initiée dans la tradition 1734 n'est pas authentiquement ou véritablement initiée. Parmi tous les gens 1734 que nous avons rencontrés et avec qui nous avons travaillé au fil des ans, certains ont hérité de la tradition et n'en ont rien fait du tout. Quelques uns l'ont utilisée comme un trip de pouvoir ou comme une arme à brandir contre quiconque était en désaccord avec eux. Mais la grande majorité avait répondu à l'appel des gardiens avec sincérité, et utilisé le matériel pour approfondir leur propre croissance spirituelle et celle de leurs étudiants au mieux de leurs capacités. Et c'est vraiment ce que les gardiens peuvent demander - et demandent - à chacun d'entre nous.

Notre travail au sein d'un vrai coven 1734 se termina de manière abrupte en Janvier 1976, lorsque le mariage de Joe et Mara vola en éclats, réduisant leur groupe en miettes. Il n'y avait rien que nous puissions faire hormis continuer avec notre propre groupe et travailler par nous-mêmes. Armés d'une copie du Corpus 1734, des techniques d'hypnose de Joe et d'un exemplaire de La Déesse Blanche de Robert Graves, nous avons entamé notre propre reconstruction de la mystérieuse tradition héréditaire de Cochrane, et changé le nom de notre groupe.

Nous l'avons appelé The Roebuck (Le Chevreuil).
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