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 COCHRANE, Robert

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Iridesce
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Date d'inscription : 14/04/2010

MessageSujet: COCHRANE, Robert   Dim 18 Avr - 11:52

Robert Cochrane

in The Roebuck in the Thicket - Evan John Jones, traduction Iridesce.



Robert Cochrane fut une des figures les plus fascinantes et les plus énigmatiques de l'histoire de la sorcellerie moderne, et pourtant il n'a eu d'existence aux yeux de tous que pendant trois ans, de 1963 à sa mort prématurée en 1966. Il n'a écrit aucun livre et les seules sources écrites attestant de ses croyances survivent dans quelques articles auxquels il a contribué dans des magazines obscurs et dans sa correspondance privée. Cochrane disait être un sorcier héréditaire qui pouvait faire remonter les traditions de sa famille à quelques siècles auparavant. De telles histoires de "grand-mère sorcière" sont monnaie courante dans la résurgence de l'Art, bien entendu, et il semble souvent difficile à ceux qui les racontent de prouver quoi que ce soit. Ce fut le cas pour Cochrane, et il semblerait que même les membres de son coven appelé le Clan de Tubal Cain, dans les années 60, n'étaient pas très sûrs de savoir s'il disait la vérité ou s'il était un charlatan. Le débat est encore d'actualité, et des gens prennent encore parti aujourd'hui à ce sujet.

Les détails factuels concernant la jeunesse de Cochrane sont insignifiants. On peut glaner dans ses lettres et dans les commentaires qu'il laissa par écrit à ses amis les rares informations disponibles. De son propre aveu, il naquit à Londres en 1931 "dans un taudis". Il semble avoir eu dans ses jeunes années un tempérament violent qui lui attira des problèmes. Dans une lettre adressée au magicien cabbalistique W.G "Bill" Gray, il se décrit lui-même quand il était jeune homme comme "une menace ambulante envers n'importe qui et n'importe quoi". Il ajoute : "Mon nez cassé et les cicatrices sur mon visage sont pour moi des constants rappels de cette époque où il était plus facile pour moi de frapper et de me battre à n'importe quel propos..." Il dit que cette période s'est terminée lorsqu'il a rencontré son épouse.

Cochrane a commencé à travailler très tôt comme forgeron dans une fonderie. Plus tard, sa femme et lui ont travaillé comme pénichiers transportant du charbon sur les réseaux de canaux d'Angleterre. Ils prirent soin d'un autre pénichier malade et en retour, furent pleinement acceptés dans cette communauté très fermée sur elle-même. Cochrane affirmait que des traces de "l'Ancienne Foi" pouvaient être mises en évidence dans les traditions folkloriques, les vieux métiers comme la forge et les communautés comme les gens des canaux. Il insistait beaucoup sur l'art décoratif exercé sur les bateaux, et sur les symboles significatifs qu'ils utilisaient, comme la rose et le château qu'on trouvait aussi dans l'Art.

Dans les années 60, Cochrane et sa famille vivaient dans une propriété moderne à Slough, dans le Berkshire. A cette époque il travaillait dans le domaine de l'imprimerie, dans un bureau, et prenait son sort avec philosophie. (...)

En Novembre 1963 Cochrane acquit une soudaine notoriété avec une lettre qu'il écrivit au journal spirite Psychic News. Il peut sembler étrange de choisir cette arène publique pour se montrer, mais Cochrane répondait à de récents articles dans la presse nationale concernant la sorcellerie, probablement du fait de la proximité d'Hallowe'en. Cochrane et son épouse flirtaient également un peu avec le mouvement spirite, dont ils avaient prétendument été rejetés à cause de leurs croyances sorcières. On a toutefois dit à Cochrane qu'il avait le potentiel pour être un excellent médium physique. C'est une des rares formes de médiumnité où la personne peut donner une manifestation physique aux esprits contactés.

Dans son article Cochrane affirmait sa conviction ( fortement contestées par la plupart des Wiccans ) que la sorcellerie n'est pas du paganisme en soi, bien qu'elle "retienne la mémoire d'anciennes fois". Il alla jusqu'à dire que c'était une religion mystique avec une attitude puritaine, le dernier vrai culte à mystères encore pratiqué. Il ajouta qu'il avait une philosophie très complexe et évoluée avec de fortes affinités avec les croyances chrétiennes. L'affirmation la plus importante et la plus controversée qu'il fit dans cet article fut qu'il était un sorcier pratiquant issu d'une famille sorcière. Il proclama : "ma mère m'a transmis des choses qui ont été transmises à sa grand-mère par sa grand-mère." Il dit également que deux de ses ancêtres avaient été pendus pour avoir pratiqué la magie.

Cochrane devait plus tard affirmer d'autres choses concernant sa famille dans ses lettres à Bill Gray. Ces choses sont plutôt complexes et semblent avoir causé pas mal de confusion chez ceux à qui elles ont été rapportées par des gens qui connaissent des gens qui ont entendu dire que... Il annonçait par exemple que son arrière grand-père était le "dernier Grand Maître des sorcières de Staffordshire". Il affirma plus tard que l'Art avait couru dans sa famille depuis au moins le 17ème siècle, "puisqu'il y avait des documents qui le prouvaient." Personne n'a jamais vu ces preuves, bien qu'il faille signaler que la plupart des papiers personnels de Cochrane ont été brûlés après sa mort.

Selon Cochrane, ses grand-parents ont renoncé à la sorcellerie pour se convertir et devenir des Méthodistes pratiquants. Considérant cela comme une trahison, son arrière grand-père leur lança une malédiction. Cochrane dit que ce sort "décima ma famille par-delà les ans et les générations. Presque tous moururent dans la misère et de mort violente." Bien que le père de Cochrane ait prétendument pratiqué l'Art, il fit jurer à la mère de Cochrane de ne pas lui toucher mot de cet héritage. Elle tint sa promesse jusqu'à la mort du père de Cochrane, puis elle lui révéla la vérité sur sa famille.

La mère de Cochrane avait prétendument des liens avec le "Old Windsor cuveen" dont le dernier membre était passé dans le monde des esprits à la fin de l'époque victorienne. Cochrane dit que, quand elle était jeune fille, sa mère avait assisté une vieille dame, Mrs Bromfield, en tant que Demoiselle et voyante. Cochrane lui-même reçut un enseignement dans l'Art par sa tante Lucy, qu'il décrivait comme une "terrible vieille femme", et il est aussi possible qu'un homme de son entourage l'ait également formé. Sa tante possédait apparemment une collection d'objets sorciers qu'il présumait être passés dans la famille de génération en génération. Elle est peut-être la personne qu'il mentionne dans une de ses lettres à un autre de ses correspondants, lorsqu'il dit : "J'ai reçu des enseignements d'une vieille femme qui se souvenait des grands rassemblements, et elle ne m'a pas soutiré de terrible serment, mais juste une compréhension du fait qu'il fallait que je reste discret. Elle ne m'a pas imposé le silence, seulement une description de ce que j'avais vu et entendu et dit lorsque j'ai été admis."

Dans d'autres lettres au même correspondant, Cochrane dit encore ceci à propos de sa tradition familiale : "Je viens de la région du chêne, du frêne et de l'aubépine... Je me décris moi-même comme un "pellar". Le Peuple est organisé en clans et en familles et se désignent eux-mêmes par le nom de leur divinité locale. Je suis un membre du Peuple de Goda, du Clan de Tubal Cain. Nous étions connus dans la région comme "les Sorciers", "les Bonnes Gens", "les Robes Vertes" pour les femmes, "les Cavaliers", et "les Magiciens". Pellar est un terme cornique désignant les rebouteux des campagnes, et en se désignant lui-même comme un "Cavalier", Cochrane faisait un lien entre ses croyances sorcières et la société secrète de Ceux qui murmurent à l'oreille des chevaux, qui comptent souvent dans leurs rangs des forgerons et des maréchals-ferrants.


(...)


Cochrane mourut au Solstice d'Eté 1966 après avoir consommé de la belladonne. Bien des légendes et des mythes, que nous ne prendrons pas la peine de répéter ici, sont nés de cet événement. Certains ont dit qu'il s'était suicidé et avait parlé de son projet avant de le mettre en oeuvre. Il a par exemple dit à Evan John Jones que bientôt il "chasserait depuis l'Autre Monde". D'autres ont clamé qu'il n'était pas dans son intention de mourir et que sa vie avait cessé prématurément suite à un accident tragique. Il utilisait apparemment de la belladone de manière extensive pour induire des états de transe, à très petites doses. Malheureusement, cette plante est extrêmement toxique et une toute petite overdose suffit pour être mortelle. Il est loin d'être sûr, et peu important, que nous connaissions un jour les circonstances exactes de son décès.

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COCHRANE, Robert
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