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 [Traduction] Analyse raisonnée de la magie - J. et S. Farrar

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Iridesce
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Date d'inscription : 14/04/2010

MessageSujet: [Traduction] Analyse raisonnée de la magie - J. et S. Farrar   Ven 23 Avr - 3:15

Analyse raisonnée de la magie
in A Witches' Bible - J. et S. Farrar
Traduction Ambrelune



Les sorciers ne sont ni des fous, ni de doux rêveurs, ni des gens superstitieux. Ils vivent au XXème siècle, pas au Moyen-Age, et ils acceptent pleinement cette situation ; s'ils tendent en effet à percevoir la continuité historique de manière plus passionnée et la toile du temps de manière plus vaste que la plupart des gens, cela rend leur conscience du présent plus vive, et non l'inverse. Beaucoup de sorciers sont des scientifiques ou des techniciens, et d'après notre expérience, ils sont souvent très bons dans leurs domaines. Si la sorcellerie moderne n'avait pas un aspect rationnel cohérent, ces gens ne pourraient continuer à la pratiquer qu'en mettant en place une sorte de schizophrénie délibérée dans leur vie, et aucun des segments d'une vie aussi compartimentée ne pourrait les combler totalement. Nous n'avons personnellement jamais été témoins d'une telle attitude.

La sorcellerie moderne possède une ligne rationnelle très cohérente. Cela peut surprendre certains de nos lecteurs, qui savent uniquement que la sorcellerie vient des tripes, de l'instinct. C'est bien le cas. La force agissante et l'attrait de l'Art viennent des émotions, de l'intuition, du "vaste abîme" de l'Inconscient Collectif. Ses Dieux et ses Déesses tirent leurs formes des Archétypes numineux qui sont la clé de voûte de la psyché humaine.

Mais la Conscience est également humaine. L'esprit conscient individuel est un relatif nouveau venu sur la scène de l'évolution de cette planète, et - du moins en ce qui concerne les animaux terrestres (1) - ce don appartient uniquement à l'homo sapiens. Aucun autre animal terrestre manifesté physiquement ne le possède, bien que quelques mammifères semblent en montrer les premiers signes embryonnaires. Les sentimentalistes prêtent une conscience de niveau quasiment humain à leurs animaux préférés, mais c'est une pure projection ( et une mauvaise compréhension de la nature de la conscience ). Ils se basent pour cela sur le fait que certains schémas instinctifs, réflexes conditionnés et capacités d'apprentissages reflètent ceux des humains de manière évidente. Ceux qui ont chez eux des animaux de compagnie comprendraient et apprendraient bien mieux des animaux qu'ils aiment le plus s'ils laissaient tomber ces fantasmes, et se mettaient à voir ( par exemple ) un chat comme un chat, digne dans sa propre nature, et pas comme un petit humain à fourrure.

La conscience n'est pas seulement un don, c'est aussi une responsabilité. Elle donne à l'homme "la domination sur les poissons de la mer, et sur les oiseaux du ciel, et sur le bétail, sur toute la terre et tout ce qui rampe et se meut sur la terre." Domination, dans ce contexte, ne signifie pas le droit de les exploiter ; ce terme signifie que, puisque la complexité croissante de l'homme en fait, pour le meilleur et pour le pire, le fer de lance de l'évolution terrestre, il possède la plus grande responsabilité ( étant en effet la seule espèce dotée d'une responsabilité consciente ) envers la totalité de la Nature manifestée. Les sorciers en sont particulièrement conscients ; la Wicca rassemble des électeurs et des activistes de toutes les tonalités politiques, mais les Wiccans ont tous tendance à se fédérer lorsqu'il s'agit de parler des problèmes environnementaux.

La conscience charge également l'humain d'un fardeau envers lui-même et sa propre espèce. Il doit intégrer le conscient et l'inconscient, l'intellect et l'intuition, la tête et le coeur, le cerveau et les tripes. S'il ne le fait pas, le conflit entre eux le paralysera, voire le détruira, et avec lui peut-être, la Terre. Il aura, dans ce cas, trahi la confiance mise en sa "domination".

Il incombe aux sorciers et sorcières, dont la religion et l'Art viennent des profondeurs intérieures, d'être réellement des Gens Sages et de montrer que la Wicca satisfait autant l'intellect que l'instinct. Ils doivent démontrer au monde et se démontrer à eux-mêmes que leur foi concorde avec la réalité et ne contient pas ( quelle que soit sa beauté en surface ) les germes de sa propre destruction.

Le rationalisme de la Wicca est un cadre philosophique dans lequel chaque phénomène, de la chimie à la clairvoyance, des logarithmes à l'amour, peuvent raisonnablement trouver sa place. Comme la Wicca est un mouvement à croissance forte et rapide, elle doit constamment expliquer, examiner, développer et améliorer cette philosophie ( sans jamais perdre ou affaiblir sa préoccupation pour les profondeurs psychiques ).

Le rationalisme de la Wicca repose sur deux principes fondamentaux : la Théorie des Niveaux, et la Théorie de la Polarité.

La Théorie des Niveaux soutient que la réalité existe et opère en de nombreux plans ( physique, éthérique, astral, mental, spirituel, pour donner une liste simplifiée mais généralement acceptée (2) ) et que chacun de ces niveaux possède son propre ensemble de lois ; et que ces ensembles de lois, bien que spécifiques à leurs propres niveaux, sont compatibles les uns avec les autres, leur résonance mutuelle gouvernant l'interaction entre les niveaux.

La Théorie de la Polarité soutient que toute activité, toute manifestation, est issue de ( et inconcevable sans ) l'interaction de paires et d'opposés complémentaires - positif et négatif, lumière et ombre, contenu et forme, mâle et femelle, et ainsi de suite ; et que cette polarité n'est pas un conflit entre "le bien" et "le mal", mais une tension créative comme celle qu'on observe entre les terminaisons positives et négatives d'une pile électrique. Les concepts de bien et de mal naissent uniquement des applications constructives ou destructrices que l'on fait des énergies résultant de cette polarité ( l'usage qu'on peut faire de la pile électrique ).

La Théorie des Niveaux décrit la structure de l'univers ; la Théorie de la Polarité décrit son activité ; et la structure et l'activité sont inséparables. Ensemble, elles constituent l'univers.

Examinons-les plus en détail.

La Théorie des Niveaux ( même sous sa forme la plus simplifiée, matière, esprit, âme et Dieu ) était plus ou moins tenue pour acquise jusqu'à il y a quelques siècles, lorsque l'avalanche de la Révolution Scientifique ( et son sombre rejeton, la Révolution Industrielle ) commença vraiment à se mettre en mouvement. La Révolution Scientifique s'intéressait presque exclusivement au niveau physique de la réalité, et c'était une étape nécessaire ( bien que temporaire ) du développement de l'humanité ; le temps était venu pour l'homme de comprendre et de conquérir la matière et ses lois.

Le problème fut qu'il le fit de manière si brillante, avec de tels succès et un tel émerveillement empreint de crainte, qu'il se trompa lui-même et en vint à penser qu'il n'existait que le niveau matériel de la réalité. Il en vint à croire que l'esprit n'était qu'un simple épiphénomène, une activité électro-chimique du cerveau, et que l' "âme" n'était qu'un fantasme, une projection symbolique du mental de l'humain, ou même de conflits glandulaires ; voire dans ses meilleurs moments de course à la perfection, la clé du progrès matériel.

On aurait pu penser que les religions organisées seraient intervenues pour nuancer tout cela, mais en fait, leurs voix s'obstinèrent à crier, peu audibles dans le tumulte d'un matérialisme triomphant. Dans toutes les arènes actives de la pensée humaine, la religion fut reléguée aux sujets de l'éthique ou de la charité, ou encore à la morale des conséquences sociales de l'industrialisation. Pour ce qui était de la philosophie, de l'interprétation de la réalité cosmique, elle ne pouvait lutter que dans des combats d'arrière-garde. Le matérialisme était la vraie force dynamique de l'époque.

Et pourtant, ceux qui avaient des yeux pour voir ont bien saisi que les découvertes de la science étaient pleines d'indices d'une vérité plus grande. Au sein de ses propres limites, la science reflétait la Théorie des Niveaux. Les lois de chacune de ses disciplines - mathématiques, physique, chimie, biologie... - étaient différentes, et pourtant compatibles. Un botaniste, en analysant la structure et le métabolisme d'une feuille, devait bien accepter et faire usage des formules de la chimie, des mathématiques et de la physique, aussi bien que des siennes propres. Chaque ensemble de lois scientifiques avait son caractère unique et sa pertinence, et pourtant tous interagissaient sans conflit. Là où ils semblaient se contredire, les scientifiques savaient que c'était parce qu'ils ne les avaient pas encore compris parfaitement, et leur démarche légitime fut d'étudier et de les ressasser jusqu'à ce que le conflit apparent soit résolu.

C'est seulement à notre époque que les scientifiques les plus sages ont commencé, à une échelle significative, à émettre des doutes concernant la vision de l'univers du XIXème siècle, qui pensait qu'il s'agissait seulement d'un mécanisme physique complexe.

Ces doutes aussi sont un développement naturel. Si on pousse l'investigation du plan matériel jusqu'à ses frontières les plus reculées, la nature même de ces frontières nous met face à face avec ses interactions avec les autres plans ; on ne cesse de jeter des coups d'oeil étonnés par-dessus les murs d'enceinte, et il devient de plus en plus difficile d'ignorer délibérément ce qui se trouve derrière. (3)

Le "e=mc2" d'Einstein et les subtilités transcendentales de la physique subatomique ( où les scientifiques se retrouvent à utiliser des termes techniques tels que "indétermination", "charme" ou "étrangeté" ) sont deux des domaines les plus évidents où la vision mécaniste de l'univers s'amincit à vue d'oeil. (4)

Jusqu'à très récemment, c'était un véritable suicide professionnel, pour un scientifique respectable, que de prétendre enquêter sur le "paranormal" ( ESP, télépathie, télékinésie, précognition et ainsi de suite ). Ou même d'admettre qu'il puisse y avoir quoi que ce soit à étudier dans ces domaines. Mais aujourd'hui, même aux Etats Unis adeptes du dieu Dollar ou dans l'URSS officiellement matérialiste, des universités et des départements de la défense allouent beaucoup d'argent et embauchent des scientifiques de haut vol pour faire des recherches en la matière.

Pour soutenir davantage encore la Théorie des Niveaux, citons Sir Bernard Lovell, père de la radio-astronomie, qui s'adressa en ces termes à l'auguste assemblée de la British Association for the Advancement of Science :

" Nous nous sommes bercés d'illusions en pensant que par la science, nous trouverions la seule voie menant à la compréhension de la nature et de l'univers... La simple croyance en un progrès automatique via les découvertes et les applications de la science est un mythe tragique de notre temps. La science est une activité humaine puissante et vitale ; mais cette confusion de pensée et de motif est ahurissante." ( the Times, 28 août 1975 ).

Certains des auditeurs de Sir Bernard ont probablement pris ces mots comme un appel invitant les scientifiques à prendre conscience de leurs responsabilités morales et éthiques envers la communauté. Mais les implications philosophiques de ses propos sont bien plus profondes, ce qu'une minorité dans l'assistance aura sans doute compris et accepté.

Soit les propos de Sir Bernard signifient que des niveaux non-physiques de la réalité existent et doivent être pris en compte, soit c'est une platitude vide. Et nous pensons que cet homme qui probablement fait plus que quiconque depuis Galilée (6) et son télescope optique pour étendre nos connaissances factuelles de l'univers physique, n'est pas du genre à émettre des platitudes vides de sens.

Si l'on accepte comme hypothèse que la réalité est constituée de plusieurs niveaux, quelles sont les implications pratiques ?

Si les sorciers et sorcières peuvent se permettre de citer Marx et Engels pour leurs propres objectifs ( et notre désir de voir l'humanité réaliser son plein potentiel est aussi fort que celui des Communistes même si nos buts et nos méthodes sont extrêmement différents des leurs ), alors nous soulignerons ce passage du Manifeste du Parti Communiste : "Les philosophes ont juste interprété le monde de façons variées ; il s'agit toutefois de le changer." ainsi que cette phrase de Lénine : "La théorie sans pratique est stérile ; la pratique sans théorie est aveugle".

Les sorciers et sorcières sont des personnes qui pratiquent. Pour elles, la philosophie n'est pas juste un exercice intellectuel, il faut la mettre en application au quotidien, dans leur vie privée et dans leur vie professionnelle. De manière similaire, elles font confiance à leur instinct, mais ne se jettent pas tête baissée en réponse à ses manifestations sans se poser de questions et au mépris de toute logique. Ces personnes préfèrent comprendre ce qu'elles font, et pourquoi. Donc, en ce qui concerne les relations entre théorie et pratique, elles sont d'accord avec Lénine.

Les sorciers et sorcières savent en théorie, et ont expérimenté par la pratique, qu'il existe des points et des zones d'interaction entre les niveaux ; des situations dans lesquelles le plan mental agit de manière puissante sur le plan astral et affecte ses phénomènes ; des situations où le plan spirituel agit sur le plan physique, etc. Chaque plan affecte sans cesse les autres, mais il semble exister ce qu'on pourrait appeler des points d'inter-résonance où cet effet est particulièrement frappant, et suffisamment clairement défini pour être utilisé dans la pratique. (7)

C'est la découverte et la compréhension de ces point d'inter-résonance qui constitue la plus grande part de ce que les sorciers appellent "ouvrir les niveaux". Et c'est leur exploitation dans un travail constructif qui constitue le pan opérationnel de l'Art.

Pour clarifier les choses, prenons un exemple issu de la science pratique : la télévision. Un événement impliquant du mouvement et du son a lieu dans un studio de télévision. En utilisant un équipement approprié dans ce but, l'événement est transformé en un autre événement sur un autre plan : le plan des vibrations électro-magnétiques dans ce que les scientifiques ont autrefois appelé "l'éther". ( Ils n'utilisent plus ce terme depuis que leurs connaissances accrues ont démontré que c'était une simplification à outrance. Mais pour des besoins de vulgarisation, c'est un raccourci pratique. )

Cet événement dans "l'éther" est indétectable en tant que tel par les sens humains. Nous ne pouvons ni le voir ni l'entendre dans l'air, ou quand il traverse nos murs. Mais il est là, réel, et cohérent.

Dans notre salon, un autre équipement adapté reçoit cet "événement éthérique" et le retransforme, comme par magie, en un événement impliquant du son et du mouvement. Nous voyons et entendons alors une remarquable reconstitution de ce qui se passe dans le studio de télévision.

A l'instant où nous vous parlons, cette re-création est à deux dimensions et en son mono, mais il n'y a déjà aucune raison technique ( sauf le coût en argent ) pour qu'elle ne soit pas en trois dimensions et en son stéréo. Dans le futur, les scientifiques travaillant sur la télévision pourraient bien nous offrir des odeurs, des goûts et du toucher.

Les scientifiques ont fait là, entre les sous-plans de la réalité qu'ils reconnaissent, précisément ce que font les sorcières entre les plans majeurs de la réalité qu'elles reconnaissent ; découvrir et comprendre les points et les techniques d'inter-résonance entre eux, et appliquer leurs connaissances dans des utilisations pratiques. En d'autres termes, "ouvrir les niveaux".

En ce sens, la télévision est magique. Car c'est exactement ce qu'est la magie, selon les termes d'Aleister Crowley : "la Science et l'Art de causer des Changements en conformité avec la Volonté." Il ajoute : "La Nature est un phénomène continu, bien que nous ne sachions pas dans tous les cas comment toutes ces choses sont connectées." ( Magick in Theory and Practice, pp. XII et XV. )

La découverte de ces connexions est l'objectif du scientifique ( au sein du plan physique ) et de la sorcière ( dans tous les plans ). L'usage que l'on fait de ces découvertes est la "magie". La Magie ne brise en aucun cas les lois de la Nature ; lorsqu'elle semble le faire, c'est juste parce qu'elle obéit à des lois que l'observateur n'a pas encore comprises. Un scientifique du XVIème siècle par exemple, même très intelligent et très savant, aurait fort bien pu juger la télévision surnaturelle s'il avait pu en avoir une sous les yeux.


Regardons de plus près, maintenant, la Théorie de la Polarité.

Cette
théorie n'est pas neuve non plus, elle est commune à de nombreuses
philosophies, à la fois religieuses et matérialistes.
Le piège dans
lequel les religions monothéistes sont tombées, est d'avoir assimilé la
polarité à la dualité du bien contre le mal. Elles reconnaissent que
l'activité du monde autour de nous est engendrée par l'interaction
d'opposés ; mais elles ne voient cette interaction que comme une lutte
perpétuelle entre Dieu et Satan. Lorsque cette bataille s'achèvera avec
la victoire totale de Dieu lors du Jugement Dernier, elles pensent que
l'activité continuera - mais sur quelle base ? Hormis du chant choral
d'une ampleur gigantesque et un usage excessif de l'or dans
l'architecture, c'est assez vague. Même les visions du Ciel révélées à
des voyants ou à des poètes talentueux sont juste des descriptions
dépassionnées de maux contemporains qui ne seront pas là.
L'exemple
le plus connu, dans les Révélations XXI et XXII, célèbre en
Jérusalem Nouvelle l'absence de larmes, de mort, de chagrin, de cris, de
douleur, de peur, d'impiété, d'abomination, de meurtre, de
prostitution, de sorciers, d'idolâtres, de menteurs, de temples, de
portes fermées, de nuit, de mer, d'injures, de bougies, de Soleil et de
Lune. Mais la description dans le registre positif est purement
statique : la ville approche des 1500 miles de long et de large, avec
des murs de 216 pieds de haut, des fondations et des portes en pierres
précieuses. Les seules mentions de mouvement ou d'activité sont les
justes qui y entrent ( XXI:24 ), le fleuve de la vie qui "avance" (
XXII:1 ), l'arbre de vie donnant des fruits chaque mois ( des mois
calculés sans nuit et sans Lune ?, XXII:2 ), et les serviteurs de Dieu
qui servent Dieu ( XXII:3 ). Des vers entiers concernant des dimensions
et des matériaux de construction ( sans doute symboliques ), et des maux
exclus de ces lieux, mais rien du tout sur ce qui s'y passe.

Notre
but n'est pas de railler l'architecture monumentale décrite par Jean,
ni même de nous plaindre de l'abolition du Soleil, de la Lune, de la
mer, de la nuit et des bougies, mais plutôt de suggérer que sa
description négative et statique n'est pas simplement son style
personnel, mais un élément intrinsèque du point de vue monothéiste non
polarisé. Sous le règne incontesté d'un Créateur non polarisé, rien ne peut
arriver.

Le Ciel selon l'Islam est bien plus intéressant,
peut-être parce que Mohammed avait une sexualité heureuse, et n'a imposé
à ses disciples aucune des inhibition et des hontes que le misogyne
Paul de Tarse a jeté sur le Christianisme. Ainsi la polarité sous ses
formes les plus humainement réjouissantes, apporte de la vie dans le
Paradis musulman. Selon l'Islam, la femme est inférieure mais Allah en a
fait la pourvoyeuse et la receveuse des délices. Dans le Christianisme
selon Paul, la femme n'est pas seulement inférieure, elle est aussi une
tentation et un tremplin vers le péché, moralement faible quand elle
n'est pas purement et simplement mauvaise ( une vision dont l'Eglise ne
s'est pas encore pleinement débarrassée, bien qu'on n'en trouve pas les
bases dans les discours ou les actes de Jésus ). La vision musulmane,
bien qu'insupportablement machiste, accueille le sexe au Paradis. En
présence d'au moins une représentation de la Polarité - l'homme et la
femme - il s'y passe donc quelque chose, et on pourrait trouver pire
comme activité.
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